La Fabrique De Crimes

· Library of Alexandria
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139
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 " Et ne voilà que du crime ! En moyenne chaque chapitre contiendra soixante-treize assassinats, exécutés avec soin. [...] Les personnes studieuses qui cherchent des procédés peu connus pour détruire ou estropier leurs semblables trouveront ici cet article en abondance. Soit qu'il s'agisse d'éventrer les petits enfants, d'étouffer les jeunes vierges sans défense, d'empailler les vieilles dames ou de désosser les militaires... En un mot, doubler, tripler, centupler la consommation d'assassinats si nécessaire à la santé de cette fin de siècle décadent, tel est le but que nous proposons. " C'est bien d'une pure folie meurtrière dont il s'agit dans les mots de l'auteur du Bossu. Paul Féval (1817-1887), maître du roman-feuilleton populaire, invente, dans ce roman fou, le plus grand laboratoire de meurtre jamais imaginé.
" Et ne voilà que du crime ! En moyenne chaque chapitre contiendra soixante-treize assassinats, exécutés avec soin. [...] Les personnes studieuses qui cherchent des procédés peu connus pour détruire ou estropier leurs semblables trouveront ici cet article en abondance. Soit qu'il s'agisse d'éven...

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About the author

ÊPaul Henry Corentin FŽvalÊest unʎcrivainÊfranais, nŽ le 29ÊseptembreÊ1816ʈÊRennesÊet mort leÊ7ÊmarsÊ1887ʈÊParisÊ7e.

Son Ïuvre, composŽe de plus de 200 volumes dont de nombreux romans populairesʎditŽs enÊfeuilleton, eut un succs considŽrable de son vivant, Žgalant celle dÕHonorŽ de BalzacÊet dÕAlexandre Dumas.

Paul Henry Corentin FŽval na”t leÊ29ÊseptembreÊ1816ʈ trois heures et demie du soir dans l'h™tel de Blossac, rue du Four-du-Chapitre ˆ Rennes. Son pre, royaliste et chrŽtien, originaire deÊTroyes appartient ˆ la petite magistrature, il est conseiller ˆ la cour royale de la ville. Sa mre, Jeanne-JosŽphine-RenŽe Le Baron, est Bretonne de la rŽgion deÊRedon, et petite-fille du jurisconsulteÊHenri Franois Potier de La Germondaye. La famille est nombreuse (cinq enfants) et les revenus sont insuffisants. EnÊ1826, ˆ l'‰ge deÊ10Êans, Paul entre comme interne au collge royal de Rennes (aujourd'hui,ÊlycŽe ƒmile-Zola). Son pre meurt l'annŽe suivante.

En troisime, au plus fort desÊtroubles rŽvolutionnaires de 1830, il affiche au collge des opinions monarchistes, dŽclenche des bagarres. Le proviseur le prie d'aller se calmer ˆ la campagne. Il passe quelques mois chez son oncle, le comte Auguste de Foucher de Careil, au ch‰teau de la Fort-Neuve, enÊGlŽnac. Le sŽjour va le marquer profondŽment. Des conspirateurs s'assemblent la nuit au ch‰teau, on fond des balles. Paul laisse son imagination s'enfiŽvrer, il ne rve que batailles et massacres. Il entend des lŽgendes macabres ˆ la veillŽe, parcourt les landes, erre entre les marais, s'enfonce dans les brouillards, recueille des rŽcits de la bouche d'anciensÊchouansÊdeÊ1793É Il revient ˆ Rennes en janvierÊ1831, et entre en classe de seconde. Il obtient son dipl™me de bachelier enÊ1833.

Il oriente ses Žtudes vers le droit. Il passe sa licence ˆ lÕuniversitŽ de RennesÊet devient avocat enÊ1836. Mais il abandonne rapidement cette profession, aprs une plaidoirie malheureuse. Au mois d'aožtÊ1837, il s'installe ˆ Paris comme commis chez un oncle banquier, mais le monde de la banque et du commerce ne lui convient pas. Son oncle le chasse parce qu'il ne travaille pas. Il songe ˆ la littŽrature, tout en exerant des petits mŽtiers qui assurent mal sa subsistance. Ses premiers Žcrits sont refusŽs par les Žditeurs.

Des recommandations lÕintroduisent dans les milieux catholiques et royalistes, leÊClub des phoquesÊest le premier texte publiŽ enÊ1841Êdans laÊRevue de Paris. Son talent est remarquŽ par des Žditeurs de journaux telsÊLa LŽgislatureÊet le Courrier franais.ÊAntŽnor Joly, directeur deÊLՃpoque, lui passe commande d'un texte de mme inspiration et de facture similaire auxÊMystres de ParisÊd'Eugne Sue, transposŽs en desÊMystres de Londres. Mais le rŽsultat n'est pas publiable en l'Žtat et Paul FŽval doit procŽder ˆ une rŽŽcriture intŽgrale. La publication commence enÊ1843Êsous le pseudonyme de sir Francis Trolopp. Le succs populaire est immŽdiatÊ: il y a vingt rŽŽditions, la renommŽe de lÕauteur est faite.

La carrire littŽraire est engagŽe, suivent dÕautres romans-feuilletonsÊ:ÊLe Capitaine Spartacus,ÊLes Chevaliers du Firmament,ÊLe Loup Blanc. FŽval qui est un conservateur ressent durement laÊRŽvolution franaise de 1848Ê: par ses Žcrits, n'a-t-il pas contribuŽ ˆ rŽveiller la conscience politique du peuple, et lancŽ un mouvement quÕil rŽprouve. Il dŽcide donc de rŽorienter sa production dans une direction plus neutre, et poursuit ses publications.

EnÊ1853, il Žcrit la chansonÊMonsieur de Charette, Žgalement connue sous le nom deÊPrends ton fusil GrŽgoire. Elle deviendra l'une des plus cŽlbres chansons royalistes franaises.

EnÊ1854, il Žpouse la fille de son mŽdecin, Marie PŽnoyŽe. Le couple aura huit enfants.ÊPaul FŽval filsʎvoquera la rencontre et le mariage de ses parentsÊ:

ÇÊUn jour, alors qu'il se sentait accablŽ, il se rendit au cabinet mŽdical d'un homŽopathe, le docteur PŽnoyŽe. Ce dernier le prit un peu ˆ sa charge et s'Žvertua ˆ le guŽrir de sa dŽpression nerveuse. Le mŽdecin avait une fille de vingt ans, Marie PŽnoyŽe. Si le premier garantissait les soins du corps, la seconde permit les soins du cÏur. En 1854, Marie offrit sa main au futur pre de ses huit enfants. L'un d'eux naquit en 1860 et porta le prŽnom et le nom de son Žcrivain de pre.ÊÈ

1857Êest lÕannŽe o sortÊLe Bossu ou le Petit Parisien, roman auquel on l'associe encore de nos jours.

EnÊ1863, il rencontre son homologue britanniqueÊCharles Dickens, avec lequel il noue des liens d'amitiŽ.

EnÊ1870, au moment de la dŽfaite et de laÊCommune de Paris, il quitte Paris pour revenir ˆ Rennes, quelque temps.

EnÊ1876, il renoue ostensiblement avec laÊfoi catholique, aprs un deuxime Žchec ˆ l'AcadŽmie franaiseÊet des problmes financiers dus ˆ une popularitŽ ŽmoussŽe.

FŽval s'est essayŽ ˆ la plupart des types de romanÊ: leÊroman de cape et d'ŽpŽeÊavecÊLe Bossu, Le Cavalier Fortune, Le Capitaine fant™me, le mystre urbain avecÊLes Mystres de Londres,ÊLes Habits noirs, les rŽcits bretons avecÊLe Loup blanc,ÊLa Belle Žtoile,ÊLa Premire Aventure de Corentin Quimper, le fantastique avecÊLa Vampire,ÊLe Chevalier TŽnbre. Il s'est aussi essayŽ au thމtre et mme ˆ l'histoire politique et judiciaire.

Il utilisa abondamment les thmes de laÊchouannerieÊet des luttes politiques prŽcŽdant l'annexion de la Bretagne. En 1879 parut chez l'Žditeur Victor PalmŽ, le recueil de nouvellesÊChouans et BleusÊsoigneusement revues et corrigŽes depuis leurs parutions en feuilletons dans des pŽriodiquesÊ:ÊLe Petit Gars, Le Docteur Bousseau, Le Capitaine SpartacusÊetÊLa Mort de CŽsar.

Au dŽbut desÊannŽes 1880, il est sujet ˆ des crises dÕhŽmiplŽgieÊet il est recueilli par lesÊfrres de Saint-Jean-de-Dieu, ˆ Paris. Quasi oubliŽ dans ses dernires annŽes, il va les consacrer ˆ remanier son Ïuvre dans un sens plus conforme ˆ la morale catholique. Il meurt leÊ7ÊmarsÊ1887Êau 19Êrue Oudinot,ÊParisÊ7e. Il est inhumŽ auÊcimetire du Montparnasse.

Ê

ÊPaul Henry Corentin FŽvalÊest unʎcrivainÊfranais, nŽ le 29ÊseptembreÊ1816ʈÊRennesÊet mort leÊ7ÊmarsÊ1887ʈÊParisÊ7e. Son Ïuvre, composŽe de plus de 200 volumes dont de nombreux romans populairesʎditŽs enÊfeuilleton, eut un succs considŽrable de son vivant, Žgalant celle dÕHonorŽ de BalzacÊe...

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