Laplace la retire de son livre sans un mot d’explication. Einstein démontre en 1939 que de tels objets ne peuvent pas exister. Eddington démolit en public le calcul d’un jeune homme de vingt-quatre ans et coûte une génération à l’astrophysique. Wheeler la combat, puis lui donne son nom. Hawking parie contre. Si les trous noirs ont survécu à l’hostilité de ceux qui les manipulaient, c’est qu’ils étaient une conséquence obligée.
De la lettre d’un pasteur anglais de 1783 à la première image de M87*, ce livre suit le fil entier : la relativité générale, la mort des étoiles massives, l’anatomie de l’horizon, les ondes gravitationnelles de LIGO, le télescope grand comme la Terre, et le paradoxe de l’information qui divise les physiciens depuis cinquante ans.
Rien n’y est gonflé. Ce qui a été mesuré, ce que la théorie prévoit et ce que nous ignorons encore sont séparés à chaque page — à commencer par ce fait qu’aucune image publiée ne montre un horizon des événements.
Une vulgarisation scientifique qui explique les trous noirs et, avec eux, comment la physique finit par venir à bout des erreurs de ses plus grands noms. Le livre de ceux qui veulent comprendre, et pas seulement être impressionnés.