Dans La femme fardée, c’est le drame qui affleure à chacune des pages. Sans jamais éclater, la tension est palpable et ne connait pour unique catharsis que la musique, parfois lascive, souvent violente.
On y retrouve le ton enlevé et décapant de Françoise Sagan. Avec un regard amer sur les hautes sphères bourgeoises, elle offre une satire sociale au vitriol. C’est sous une lumière des plus incisives qu’on y lit les thématiques chères à l’auteur : celles de l’amour, du bonheur, et de la fragile désinvolture qui en ont fait sa gloire.
À dix-neuf ans, Françoise Sagan connaît la gloire avec Bonjour tristesse. Des pièces de théâtre, de nombreux romans ont suivi. Tous ont rencontré le succès. Elle a écrit elle-même sa rubrique nécrologique dans Le Dictionnaire des auteurs, publié sous la direction de Jérôme Garcin : « Fit son apparition en 1954 avec un mince roman, Bonjour tristesse, qui fit un scandale mondial. Sa disparition, après une vie et une oeuvre également agréables et bâclées, ne fut un scandale que pour elle-même. »