Dans ce second tome de La Restauration, Pierre de La Gorce analyse le règne de Charles X. Monté sur
le trône en 1824 à la mort de son frère Louis XVIII, Charles X a un début de
règne heureux. Mais très vite, son attitude trop dévote donne à l’opposition un
argument pour dénoncer les empiètements de l’Église et du clergé sur les
affaires d’État. L'ancien régime a gravé sur son esprit une empreinte
ineffaçable : de là, entre son peuple et lui, un perpétuel malentendu que
ne parvient à dissiper, ni sa bonne grâce ni son intense désir de plaire et
d'être aimé. Charles X prend beaucoup de mesures malavisées, revêtues des
formes les plus voyantes, et finit par une mémorable sottise. Poussé à l’exil
par une petite révolution, il abdique en 1830… Comme le dit l’auteur, « il
portait en lui tant de majesté héréditaire qu'il réussit à demeurer auguste,
même en se montrant sot. Mais sot le fut-il vraiment ? »