à chaque acte, on change de registre. PÃĐripÃĐties sentimentales, rebondissements comiques, fin tragique ?
Non, tout cela nâÃĐtait que du thÃĐÃĒtre !
Alors, vive le jeu et que le spectacle continue...
1606 - 1684. Avocat, il dÃĐbute au thÃĐÃĒtre par des comÃĐdies (MÃĐlite, 1629 ; la Galerie du Palais, 1632 - 1633 ; la Place Royale, 1633 - 1634 ; l'Illusion comique, 1635 - 1636) et devient cÃĐlÃĻbre avec une tragi-comÃĐdie, le Cid (1637), qui provoque une querelle littÃĐraire. Sensible aux critiques, il se consacre alors à la tragÃĐdie ÂŦ rÃĐguliÃĻre Âŧ (Horace, 1640 ; Cinna, 1642 ; Polyeucte, 1643), sans abandonner la comÃĐdie à la mode espagnole (le Menteur, 1643 ; Don Sanche d'Aragon, 1650) et les divertissements de cour (AndromÃĻde, 1650). Ãvoluant vers une utilisation systÃĐmatique du pathÃĐtique et des intrigues plus complexes (la Mort de PompÃĐe, 1643 ; Rodogune, 1644 - 1645 ; NicomÃĻde, 1651), il connaÃŪt avec Pertharite (1651) un ÃĐchec qui l'ÃĐloigne du thÃĐÃĒtre pendant sept ans. Il traduit en vers l'Imitation de JÃĐsus-Christ (1651 - 1656) et s'occupe de l'ÃĐdition de son thÃĐÃĒtre, dont il dÃĐfinit les principes dans les Examens de ses piÃĻces et trois Discours (1660). Revenu à la scÃĻne (Oedipe, 1659 ; Sertorius, 1662 ; Sophonisbe, 1663 ; Attila, 1667), il voit le public lui prÃĐfÃĐrer Racine (Tite et BÃĐrÃĐnice, 1670). Corneille peint des hÃĐros ÂŦ gÃĐnÃĐreux Âŧ pour qui l'honneur et la gloire mÃĐritent tous les sacrifices. Le drame cornÃĐlien atteint le ÂŦ sublime Âŧ, mais refuse le ÂŦ tragique Âŧ, puisqu'il est le fait d'Êtres libres qui dÃĐcident toujours de leur destin. (AcadÃĐmie française.)