Magistral dogmaticien, immense titan de la Théologie Réformée, merveilleux prosateur de la philosophie biblique, les louanges unanimes qui auréolent aujourd'hui le nom d'Herman Bavinck (1854-1921) dans les blogosphères évangéliques anglo-saxonnes pourraient avoir de quoi décontenancer le pauvre pasteur qui n'a jamais rien lu de lui, parce que plus d'un siècle après sa mort on ne l'a jamais traduit en français. Peut-être sera-t-il tenté d'acquérir la version anglaise de sa Gereformeerde Dogmatieke, plus de trois mille pages en quatre volumes, mais enfin un ouvrage plus court dans sa propre langue serait mieux indiqué pour découvrir l'auteur. Par bonheur, Bavinck lui-même avait senti la nécessité de donner au public un livre de « dimensions modestes », dit-il dans sa Préface, résumant son imposante Dogmatique. C'est ainsi qu'en 1909 il écrivit les 700 pages des Magnalia Dei, titre latin extrait de la Vulgate, signifiant les œuvres magnifiques de Dieu. A la demande de l'Opéqui, Madame Van Mitten a traduit ce livre sur sa seconde édition néerlandaise, laquelle comporte un chapitre posthume par rapport à la première édition, inséré par un frère cadet de Bavinck. Dans une courte postface Jan Van Tisserac donne quelques éléments biographiques qui pourront aider le lecteur à mieux cerner ce désormais incontournable théologien.
Magistral dogmaticien, immense titan de la Théologie Réformée, merveilleux prosateur de la philosophie biblique, les louanges unanimes qui auréolent aujourd'hui le nom d'Herman Bavinck (1854-1921) dans les blogosphères évangéliques anglo-saxonnes pourraient avoir de quoi décontenancer le pauvre p...