Depuis la disparition de sa femme, William vit reclus dans sa maison située entre une côte brumeuse et une forêt aux allures de conte de fées. Incapable de se reconstruire, il mène une existence solitaire et sans saveur, ne parvenant à se réfugier que dans la peinture. Ses seules visites de l’extérieur sont Victor, son ami et agent, et Rosalie, sa jeune modèle. Jusqu’au jour où William fait la rencontre d'une créature aussi belle que farouche et pour laquelle il nourrit des sentiments contradictoires : une sirène. Mais est-elle seulement réelle ? Ou ne s’agit-il que d’une illusion venue pour remplacer le fantôme de sa femme disparue ?
Après ses adaptations remarquées de Maupassant ou Zweig, Guillaume Sorel revient à un scénario original en signant cette très belle fable fantastique au cœur de la psyché d’un artiste en plein deuil. Un sujet fort qu’il parvient à transcender avec délicatesse par son sens de l’imaginaire et ses somptueuses illustrations en couleur directe.
Guillaume Sorel est né en 1966. Diplômé des Beaux-Arts à Paris, il démarre sa carrière dans l'illustration de jeux de rôles chez Oriflam, Casus Belli ou encore Jeux Descartes. C'est ici qu'il rencontre Thomas Mosdi avec qui il réalise L'Île des morts. Avec Mathieu Gallié, il met en scène les aventures d'Algernon Woodcock : une fable féérique à mi-chemin entre les chroniques d'un médecin de campagne écossais et l'imaginaire celtique, le tout mâtiné d'accents de malt bien tourbés. En 2012, il dessine l'adaptation du roman de Laurent Seksik Les Derniers jours de Stefan Zweig. En 2013 et 2014, il enchaîne deux albums en solo : Hôtel particulier et Le Horla (d'après Maupassant). Chez Vents d’Ouest, il dessine sur un scénario de Le Tendre J’ai tué Abel. En 2018, il publie chez Glénat le one shot Bluebells Wood puis l'année suivante le premier tome du sublime diptyque Macbeth, Roi d'Écosse qui adapte autant que réinvente l'œuvre de Shakespeare. Réside en Bretagne.